La Sardaigne.
Il est 12 h ce samedi, nous repartons d’Olbia en Sardaigne.
Depuis les îles éoliennes nous avons fait du chemin.
Les dernières 48 h ont été mouvementées. Le vent est arrivé comme prévus par les fichiers Grib, dans la figure. Nous naviguons au pré, face au vent, encore une fois. Nous avons fait mouliner l’informatique du bord, comparer les routages possibles proposés. On tranche pour une option de route moyenne qui nous rallonge légèrement mais sera plus confortable à priori.
Le vent monte progressivement au cours des deux jours pour atteindre hier dans la nuit et la matinée d’hier, un vent de 25 à 38 noeuds avec des rafales jusqu’à 45 noeuds au pré cela signifie que l’on navigue sur la tranche, bien gité, le bateau tape fort dans les vagues, on prends quelques gros paquet de mer.
En clair, ça bouge beaucoup, c’est humide. Dans le gros temps le pilote barre bien et heureusement
Emeline est de nouveau bien malade, la décision a donc été prise de stopper à Olbia pour qu’elle puisse débarquer.
La pause à Olbia fera du bien à tous, les heures de sommeil sur les dernières 48h se comptent sur les doigts d’une seule main. Le bateau est en chantier et l’équipage réclame autre chose que des pâtes et des sandwiches…
Je vous écris ce matin des bouches de Bonnifacio, on c’est remis en route ce matin après une bonne nuit et un bon repas. Emeline reprends l’avion aujourd’hui.
Nous faisons route sur les côtes Françaises, on est trop en retard à cause de la météo défavorable pour aller vers l’Espagne dans le temps qui nous reste.
La météo s’annonce plus calme…. Pour le moment il y a toujours un bon 20 25 noeuds de vent établi et toujours dans le nez, on repart pour un tour de manège…. Le mieux est à venir normalement.
Ce matin le pilote automatique a décidé une grève séquencée. Il barre bien plus ou moins 10 minutes et s’arrête sans prévenir…. C’est pas sympa, on attend des conditions plus favorables pour tenter de résoudre le soucis, sinon il faudra se relayer à la barre H 24, pas une terrible comme perspective.
Bien je stoppe ici mon estomac commence à se tordre légèrement.