Une belle journée s’annonce. Le soleil brille de nouveau sans discontinuer.

Les grains sont derrière nous pour le moment.


Le vent est un peu plus calme, autour de 22 à 27 nœuds. C’est le moment de renvoyer un peu de toile. Le spi est sur le pont, avec une incertitude sur la montée du premier coup : nous ne l’avons pas remis à poste depuis la dernière casse de manille.


Bien évidemment, dès la première tentative, on comprend très vite que ça ne va pas le faire. Retour sur le pont pour remettre de l’ordre dans la voile, qui fait des tours… On prend le temps de faire les choses bien. Petit risotto avant de renvoyer : il faut reprendre un peu d’énergie.


Allez, spi en tête. Toujours le même vent, entre 24 et 29 nœuds, et c’est parti pour jouer un peu dans les surfs. Le bateau est stable, il faut être vigilant dans les surventes, mais ça tient… Un ou deux départs au tas quand même, histoire de faire wincher les équipiers.


La nuit tombe, on remet le génois : les grains reviennent, pas question de tout casser maintenant.


Au menu ce soir : pain maison, fromage et charcuterie, pastèque pour les légumes.


La nuit se passe sans problème, entre les grains à 30 nœuds et les molles à 18 nœuds. Le pilote fait le boulot sans fausse note. Orion, la constellation fétiche de Bertrand, nous accompagne toute la nuit. Quelques belles étoiles filantes pour les plus chanceux.


Une nuit en Atlantique.