Cela faisait un moment que je n’avais pas pris le temps d’écrire.

Revenons un peu en arrière.


11 décembre.

Le mi-parcours est passé et l’ambiance a changé. Le vent est désormais bien établi, toujours dans la même direction, mais souffle entre 25 et 30 nœuds. Nous enchaînons les grains, accompagnés de pluie et de surventes assez imprévisibles : le vent passe de 30 à 38, voire 45 nœuds en moins d’une minute, pour durer entre 3 et 10 minutes, avant un retour à la “normale”… Bien entendu, toutes ces surventes se font sous la pluie — heureusement tiède.


Cette journée du 11 alterne donc nuages, pluie et soleil. Nous naviguons avec deux ris dans la grand-voile et le génois. À midi, hors grains, le vent se stabilise autour de 25 à 28 nœuds.


À bord de Mowgli, c’est un véritable concours de vitesse dans les surfs.

Sébastien affiche 17,95 nœuds au compteur, Benoît en rajoute une couche avec 18,55 nœuds, et le pilote met tout le monde d’accord en dépassant les 19 nœuds. De vrais gamins à la barre, avec de superbes surfs dans la houle.


Le capitaine et skipper réclame alors une partie du game : envoyer le spi pour jouer un peu. L’équipage n’est pas chaud, voire désapprouve la proposition — pourtant très tentante. Avec Matthieu, on profite de la sieste de l’équipage frondeur pour installer notre spi A6… mais c’était sans compter la sournoiserie de l’équipage 😏


Le génois tombe.

sabotage ???


Drisse, largage, manille cassée… difficile à dire sur le moment. On ferle la voile sur le pont : apparemment, la manille a lâché, probablement mal serrée. Bien entendu, la drisse est restée en haut du mât.


On ressort alors la trinquette de la soute à voiles. On installe tout ça, mais établir une voile sur un étai largable prend du temps.

Pas de solution : il faut grimper au mât pour aller chercher la drisse de génois.


On met le bateau à la cape — encore plein de nouveaux mots pour la culture du jour.

Première tentative de grimpette ratée : la drisse de spi est mal passée… 🤬

Affalage de la trinquette, on remet tout en ordre, et bateau de nouveau à la cape.


Je monte finalement sur la drisse de petit spi, avec un bloqueur de sécurité sur la drisse de spéciale tête.

Eh bien… 30 nœuds à la cape, à 18 mètres de haut, ça bouge un peu 😅


Drisse de génois récupérée.

J’avoue, il m’a fallu une heure pour remettre l’estomac à l’endroit après ce walibi des Alizés.


Les grains continuent de s’enchaîner. Il nous faudra trois heures pour tout remettre en route. À la nuit, le génois est enfin en haut, enroulé. Le vent souffle toujours autour de 30 nœuds, avec de bonnes claques.

Pour la nuit : trinquette et deux ris dans la grand-voile. Le génois sera testé demain.


Avant les quarts, un apéro et des pâtes bolognaises pour tout le monde, histoire de clôturer cette après-midi bien moins ludique que prévu.


La nuit sera finalement plus reposante.

Tout le monde récupère.


Toujours cap vers le soleil couchant.