Bonjour à tous,


Une belle journée encore en ce 3 décembre.

Nous sommes à San Felipe, sur l’île de Fogo. Réveil matinal : 4 h 15, pour aller gravir le volcan de l’île. C’est le point culminant de l’archipel du Cap-Vert, avec ses 2 800 m d’altitude. Le volcan est encore actif : la dernière éruption, en 2014, a été importante et a détruit une partie du village situé en contrebas.


Nous avons rendez-vous avec notre taxi et accompagnateur à 5 h, afin de profiter de la matinée avant la pluie annoncée pour ce soir. De toute façon, nous reprenons la mer en fin de journée.


Le guide pour le volcan s’est imposé à nous hier soir, dès notre arrivée au port : un mouillage étroit où il faut aller frapper une aussière à terre. Pour ce faire, un bateau d’accueil vient nous aider à la manœuvre, avec à son bord le fameux guide touristique… qui ne manque pas de s’installer à bord pour nous vendre la journée du lendemain. Une organisation bien rodée !

Nous profitons tout de même de sa présence pour négocier du poisson avec les jeunes qui pêchent sur la plage. Une belle friture pour ce soir : au top !


Après une heure de taxi, entre route et piste, nous voilà partis pour 1 200 m d’ascension jusqu’au sommet du cratère. La météo est au rendez-vous : pas de grand beau temps, mais une bonne visibilité.

Le paysage est lunaire : nous grimpons dans les pierres de lave et les scories.


À l’arrivée au cratère, une forte odeur de soufre nous accueille. Des fumerolles sortent encore un peu partout des pentes du volcan : il est bel et bien actif, et apparemment peu surveillé.


La randonnée se poursuit vers le petit volcan, celui-là même qui est entré en éruption onze ans plus tôt. Pour y descendre, nous avons droit à une magnifique pente de scories, une descente directe et grisante : grandes enjambées, petites cabrioles, chaussures remplies de cailloux… Il ne nous manquait plus que les skis !


On découvre ensuite le petit volcan et les dégâts dans la vallée : deux mètres d’épaisseur de lave en fusion ont recouvert les cultures et les prairies d’un immense ancien cratère. Il reste encore des traces de maisons ensevelies : impressionnant. Les habitants ont reconstruit sur cette épaisseur de lave ; la vie reprend peu à peu, notamment avec la reprise des vignobles, là où c’est encore possible.


Nous nous arrêtons au café du coin pour un petit casse-croûte avant de reprendre la route du retour vers le bateau. Appareillage prévu vers 16 h, direction Mindelo, notre première marina d’arrivée pour finaliser l’avitaillement avant la transat.