Bonjour,


Les dernières terres ont disparu dans le tableau arrière du bateau.

La navigation se déroule comme prévu : un petit vent provenant encore des îles du Cap-Vert, puis l’Alizé bien établi prend le relais, soufflant entre 18 et 23 nœuds.


Un peu de travail de réglages au départ avec un vent capricieux, puis nous envoyons le spi A6 – le médium – accompagné d’un ris dans la grand-voile. Le vent monte à 25 nœuds.

Belle après-midi de voile sous spi : le bateau file, glisse, respire. On se sent vraiment partis.


La nuit tombe, et c’est précisément à ce moment que la manille de la drisse de spi décide de rendre l’âme. Le spi passe à l’eau : tout l’équipage sur le pont ! Heureusement, la procédure, on la connaît maintenant… c’est déjà la deuxième manille qui lâche. Cette fois, on remplace par du super costaud.

Une heure plus tard, le spi est de nouveau en tête de mât. On peut enfin déguster le risotto de Matthieu : un vrai délice après ces émotions.


Pour la nuit, on reste prudents : spi A6 et un ris dans la grand-voile. On verra demain, à la lumière du jour, si l’on peut envoyer davantage de toile.

La lune, presque pleine, éclaire la mer. Il faut encore une petite laine, mais l’ambiance à bord se réchauffe. Quelques poissons volants kamikazes ont tenté une incursion nocturne sur le pont ; on les a renvoyés à l’eau sains et saufs.


Au lever du soleil, magnifique, on envoie le grand spi. Le vent est stable entre 17 et 22 nœuds, le soleil brille, l’équipage est heureux.

Au programme : séance de sport pour maintenir un peu de masse musculaire, puis douche pour tout le monde. Les bouquins et la crème solaire sont de sortie… et la caisse à outils est officiellement punie pour au moins trois jours 🤞 !


La route continue plein ouest, cap 270°.

Nous avons parcouru 200 milles lors des premières 24 heures. Les routages nous annoncent une arrivée dans 8 jours… Cela semble optimiste, mais on verra bien.


À suivre…