Bonjour à tous,
en direct de l’océan.
Deuxième journée de navigation. La nuit a été compliquée côté manœuvres : peu de vent, et beaucoup de mal à garder le spi bien gonflé.
À 2 h du matin, moteur démarré pour descendre plein sud, avec l’objectif d’aller chercher un peu d’air et surtout de mieux se placer pour les jours à venir. L’équipage — capitaine compris — en profite pour grappiller quelques heures de repos.
À 9 h, on renvoie un spi A2, le grand spi.
La matinée reste délicate : vents changeants, météo à venir complexe, fichiers météo qui évoluent en permanence… Deux options s’invitent sur le pont.
➡️ Option 1 : descendre plein sud pendant 12 heures pour tenter d’échapper à la dorsale, qui elle aussi glisse vers le sud.
➡️ Option 2 : conserver la route directe.
On débat, on revérifie les fichiers météo, je lance des routages sur le logiciel.
L’option sud est finalement jugée trop risquée : elle rallonge la route sans garantie d’échapper à la pétole. On décide donc de tenir la route directe, en sachant que la dorsale nous attend devant.
On navigue au mieux, autour de 5 nœuds de vitesse.
Vers 15 h, le vent tourne et adonne comme prévu. Passage sous Code 0, une grande voile d’avant. La dorsale se positionne sur notre tribord.
À bord, tout va bien.
Bricolage, douche, cuisine et surtout concentration sur la vitesse du bateau rythment la journée. On fait de la voile autant que possible et on espère tenir jusqu’à 22 h avant de relancer le moteur pour quelques heures.
Voilà les nouvelles de la grande bleue 🌊